Audi A8 : vaisseau amiral

En renouvelant plate-forme, châssis et carrosserie, Audi a réussi à ne pas dépasser les 2 t à vide pour son A8 quatrième du nom ‒ une belle prouesse. Surtout avec une transmission Quattro et un « gros » moteur 3.0 V6 qui alourdissent la masse. On pourrait d’ailleurs souhaiter, à l’instar de ses deux concurrentes Série 7 et Classe S, que cette A8 soit aussi proposée en traction simple et avec un 4-cylindres turbodiesel. Cela n’est pas prévu pour ne pas faire d’ombre à la future A8 hybride sur la base du 3.0 TFSi essence ; celle-ci alignera 450 ch mais avec un CO2 inférieur à celui du 2.0 TDI turbodiesel de 190 ch actuel.

Pour cet essai, nous n’avions pas vraiment le choix des moteurs, le 3.0 TFSI essence de 310 ch à 175 g étant d’emblée hors jeu fiscalement. Le V6 TDI s’en sort bien mieux à 145 g (en jantes de 17 et 18 ’’). Et sa cavalerie de 286 ch et 600 Nm n’a pas de mal à offrir des performances quasi sportives (0 à 100 km/h en 5,9 s, 250 km/h de vitesse maxi), le tout avec une douceur et dans un silence surprenants. La transmission intégrale supporte sans problème le couple à passer aux quatre roues et la boîte Tiptronic à 8 rapports se veut un modèle de lissage des passages de vitesses. Et en conduite tout à fait standard, sans chercher l’économie, nous avons relevé 8,2 l/100 km de consommation moyenne (5,6 l en NEDC). C’est excellent et l’on peut faire mieux en mode Eco. Mais une BMW 725d propulsion de 231 ch n’affiche que 122 g !

Une Audi A8 au confort royal

Confort royal bien entendu grâce au pilotage électronique de la suspension pneumatique avec moteur électrique pour chaque roue, qui sait parfaitement s’adapter aux modes de conduite sans avoir à basculer volontairement par la commande sur le mode Dynamique ou Confort. Laissez faire l’électronique, elle s’en sort toujours très bien et gère aussi parfaitement la réactivité de la boîte de vitesses et du moteur. Une électronique embarquée vantée par Audi et son programme de voiture autonome de niveau 3 que nous ne pouvons pas encore testée faute d’autorisation légale. L’Europe n’a en effet pas encore statué sur le sujet.

On retrouve donc les aides « classiques » au pilotage automatique en embouteillage jusqu’à 60 km/h, la régulation de vitesse adaptative, le maintien de voie, etc. Ce qui suffit pour jouir en toute sécurité du confort royal et luxueux de cette grande berline de 5,17 m de long. Pour le tarif, comptez à partir de 92 600 euros TTC…

Notre avis

PLUS
Un seul turbodiesel en 286 ch ● Confort des suspensions et sécurité de comportement ● Qualité de fabrication et finition


MOINS
Prix élevé ● CO2 à 145 g au minimum, Quattro oblige ● Trop d’équipements de sécurité et de confort en option

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